Apres mes 10 plongées (en 3 jours) sur la grande barrière de corail australienne au large de Cairns, j'ai chopé un avion à 5 h du matin pour retourner a Brisbane, d'ou décolle le vol
suivant, vers la Nouvelle-Calédonie. Je suis repassé au backpacker ou j'avais stocké mes bagages et la caméra, recroisé quelques connaissances à qui j'ai vivement conseillé d'aller plonger
sur les récifs avant de quitter la terre des aborigènes; au revoir les gars, moi je trace dans les iles !
Voici Sea (alias Paulo, alias Wassesea Adjounioppe) avec sa copine Kamene (alias Lynda); eh oui, en terre colonisée les prénoms existent en langue locale (Iai, djeou ...) mais la plupart des
kanaks ont aussi des prénoms francais.
Je les retrouvent donc pour ce premier jour en calédonie, pique-nique a la baie des citrons, cours d'histoire du pacifique a la fac, et le soir je prends le bateau, direction l'ile natale de Sea,
Ouvéa.
Le bateau transportant des marchandises, la première escale se fait a Maré, mais il est trop tot (6 h du matin) pour que je me motive a descendre explorer les environs en seulement 2h.
Et puis on reprend la mer pour s'arreter en début d'apres midi a Lifou : cette fois avec 4h de pause, je peux descendre et aller voir une plage... eau limpide, je crois rever !
Arrivée a Ouvéa, Aizick le frère de Sea m'attend au quai où débarque mon bateau, la Havannah. Il m'emmène visiter ses champs, où poussent du wale et de l'igname (tubercules, genre de patates).
Toute la semaine se passera en compagnie de ses enfants, ci-dessous Watebao (dont le prénom s'écrit surement pas comme ca !)
On part rapidemment donner un coup de main a Albert, pour couler la dalle en béton de sa future salle de séjour. La charpente de la maison attend de la main d'oeuvre en nombre pour couvri le toit
de feuille de cocotier.
En train de gouter le boisson locale, le kava :
J'ai eu l'occasion d'aller a la chasse : au poisson avec un harpon, mais aussi a la roussette, qu'on a chopé a coup de fusil ! (premier tir au fusil de ma vie)
Je passe 3 jours avec Aizick et sa famille, puis monte au nord de l'ile, a Ognat, chez un tonton de Sea et Aizick, Kaina :
Grand-mère Adjougnioppe, agée de 87 ans et toujours d'aplomb :
La communaté est très croyante, suite a l'arrivée des missonnaires (pasteurs) au milieu du XIXème. Le père de Sea est d'ailleurs pasteur.
Promenade au trou aux tortues, où nous avons la chance d'en voir une émerger à la surface :
Ici crochet pour couper les cocos, et apprentissage du tressage des paravents en feuilles de coco :
Je plante une noix de coco germée avant de partir, histoire de voir ce qu'elle sera devenue a mon futur retour sur Ouvéa ...
Je repart d'Ouvéa en ayant découvert la vie la tribu, et appris un mode de vie proche de la nature, dont nos cultures occidentales feraient bien de (re)suivre l'exemple ... Un serpent de mer
m'a coursé alors que j'étais au fond du lagon, et il m'a suivi jusqu'a la surface, ce fut la frayeur de la semaine. Sinon j'ai également été malade une journée, certainement a cause de la qualité
de l'eau, mais apres un vidage d'estomac et une bonne nuit tout allait pour le mieux !
Je suis alors retourné passé une semaine a Nouméa; visite du centre culturel Tjibaou :
Apres-midi a la fete d Dumbéa, avec l'omelette (et les bananes !) géantes :
J'aurais meme le chance de gouter au bougnat : cuit dans des feuilles de bananiers, que l'on enterre sur des pierre et braises plusieurs heures pour le faire cuire. Le soir on fait frire une
partie des igname et wale qui le constitue, et c'est encore meilleur !
Pour mon avant dernier jour en terre kanak, Kamene m'emmène visiter la parc provincial de Yate, ou un barrage a créé un beau lac au milieu des montagnes de terre rouge :
On s'arrete pêcher, et je ramène enfin mon premier poisson !
Dernier jour, je me rend sur l'ile au canard pour faire un peu de plongée masque-tuba, et du farhenheit :
Partis avec un bon bout de pain rassit, je satisfais les poissons qui nageront pres de moi toute l'apres-midi !...
Juste le temps de savourer un dernier repas à base de poisson, et me revoila dans l'avion, cette fois pour presque 2 jours, direction la France .
Et voila tout est bien qui fini bien !